Droit à la protection dans un contexte de guerre et de fuite

Les situations de guerre et la fuite de leur pays d’origine affectent particulièrement les enfants. Tous les enfants en temps de guerre et en situation de fuite ont donc droit à une protection et à un soutien particuliers. Aucun enfant ne doit être contraint de participer à des actions de guerre.

  • Les situations de crise touchent particulièrement les enfants
  • Les familles sont séparées pendant la guerre, dans les zones de crise ou sur les routes de l’exil : les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes et perdent des personnes de référence essentielles
  • Les enfants en fuite et en situation de guerre sont plus vulnérables aux violences (y compris sexuelles) et risquent davantage de devenir victimes d’exploitation (par exemple comme enfants soldats)
  • Tactique de guerre : attaques ciblées contre la population civile (p. ex. famine organisée, attaques délibérées contre les écoles et les hôpitaux, violences sexuelles contre les filles et les femmes, torture)

  • Conséquences dramatiques pour le développement physique et psychique de l’enfant
    • Blessures de guerre, malnutrition
    • Traumatismes dus à la violence et à la perte de membres de la famille

  • Après leur fuite, les enfants ont souvent des difficultés à s’adapter à la nouvelle situation dans le pays d’accueil
    • Perte de leur environnement habituel, de leurs amis et de leur famille
    • Barrières linguistiques et problèmes de communication

  • Accès insuffisant à l’éducation
    • Absence d’infrastructures scolaires pendant la fuite et en temps de guerre
    • Barrières linguistiques dans le pays d’accueil

  • Exclusion sociale des anciens enfants soldats
    • Faibles chances de mener une « vie normale »
    • Faibles chances sur le marché du travail
    • Revenus insuffisants pour mener une vie autonome

  • Protection de la population civile en situation de guerre
  • Structures d’accueil pour les enfants et les jeunes en fuite
    • Soutien psychosocial
    • Aide au regroupement familial
    • Intégration dans le système scolaire du pays d’accueil

  • Réinsertion des anciens enfants soldats et autres victimes de guerre (p. ex. filles enlevées) dans la société
    • Prise en charge des traumatismes grâce à un accompagnement psychosocial
    • Accès à l’éducation et à la formation professionnelle
    • Information et sensibilisation de la société

  • Sanctions contre le recours aux enfants soldats
  • Interdiction des exportations d’armes (notamment des armes légères) vers les zones de guerre

Convention relative aux droits de l’enfant

Art. 22 – Enfants réfugiés

Art. 38 – Protection en cas de conflits armés ; enrôlement dans les forces armées

Art. 39 – Rétablissement et réinsertion des enfants victimes

Agenda 2030

8.7 (…) garantir l’élimination des pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats (…)

10.7 Faciliter une migration et une mobilité des personnes ordonnées, sûres, régulières et responsables, notamment par la mise en œuvre de politiques migratoires planifiées et bien gérées

Situation actuelle

  • En 2020, 5 civils pour 100 000 personnes ont été tués dans des conflits armés, et 1 cas sur 7 concernait des femmes ou des enfants (UN SDG Report, 2021).
  • On compte environ 10 000 enfants en fuite (UNICEF, 2021).
  • 1 enfant sur 6 (16 %, soit environ 357 millions) vivait en zone de conflit en 2016, ce qui représente une augmentation de 75 % depuis le début des années 1990 (Save the Children, 2018).
  • Au Moyen-Orient, en 2016, 2 enfants sur 5 (39 %) vivaient dans un rayon de 50 km d’un foyer de conflit (Save the Children, 2018).
  • En Afrique, 21 % des enfants (plus d’1 sur 5) vivent dans une zone touchée par un conflit (Save the Children, 2018).
  • Entre 2005 et 2016, au moins 73 000 enfants ont été tués ou mutilés dans 25 conflits (Save the Children, 2018).
  • Rien qu’en 2016, au moins 10 000 enfants en ont été victimes (Save the Children, 2018).
  • Selon l’ONU, près de 8 000 enfants ont été utilisés comme enfants soldats en 2016 (Save the Children, 2018).
  • Entre 1989 et 2009, 35 % des conflits étaient associés à une forme de violence sexuelle contre les enfants (Save the Children, 2018).
  • Entre 2005 et 2016, au moins 14 000 enfants ont été enlevés (Save the Children, 2018).
  • Le chiffre le plus élevé a été enregistré en 2015 : au moins 3 000 enfants ont été enlevés, dont 47 % au Soudan du Sud à lui seul (Save the Children, 2018).
  • De 2005 à 2016, il y a eu au moins 15 000 attaques contre des écoles et des hôpitaux (Save the Children, 2018).

Autres lectures

Medias

Films:

  • „Midnight Traveler” (2020) de Hassan Fazili
  • „Je n’aime plus la mer” (2018) de Idriss Gabel
  • „The Long Season” (2017) de Leonard Retel Helmrich
  • „Watani: My Homeland” (2016) de Marcel Mettelsiefen & Anthony Wonke
  • „On the Bride’s Side” (2014) de Antonio Augugliaro, Gabriele Del Grande & Khaled Soliman Al Nassiry
  • „The art of becoming” (2013) de Hanne Phlypo & Catherine Vuyesteke
  • „War Child” (2008) de Christian Karim Chrobog

TV:

  • „Deutschland 1945, Syrien 2015″ von Tina Soliman (ARD)

Radio:

  • „Wenn Kinder nur noch weg wollen – Der mittelamerikanische Exodus » de Erika Harzer (BR)
  • „Zwei Opfer, ein Täter“ de Elsbeth Bräuer und Minh Thu Tran (Deutschlandfunk)

Presse écrite:

  • „Doktor Gammel holt ein Kind“ (Le docteur Gammel vient chercher un enfant) de Jonas Breng (stern)

Online:

  • „Wer schützt Rana?“ (Qui protège Rana ?) de Karsten Polke-Majewski (ZEIT ONLINE)
  • „Gestrandet am Rande Europas » (Échoués aux confins de l’Europe) de Steffen Lüdke & Giorgos Christides (Dein SPIEGEL)

Pädagogisches Angebot zum « Recht auf Schutz im Krieg und auf der Flucht » in Luxemburg