Le droit à la protection contre l’exploitation sexuelle

Chaque enfant a le droit d’être protégé contre le travail des enfants à caractère d’exploitation, les abus et les autres formes d’exploitation.

 

 

Ce chapitre a été rédigé par ECPAT Luxembourg.

    • Préjugés et stéréotypes culturels et sociaux (« Cela fait partie de leur tradition locale », « Les enfants mûrissent plus tôt ici »)
    • Préjugés liés aux rôles de genre ainsi que désavantage et discrimination des femmes — positions de pouvoir inégales
    • Forte demande : l’exploitation sexuelle d’enfants sans défense est l’un des trafics illégaux les plus lucratifs
    • Extrême pauvreté et manque de perspectives
      • Les enfants et les familles en situation de grande précarité sont plus susceptibles de ne pas reconnaître de fausses promesses d’amélioration de leurs conditions de vie

       

 

    • Pression pour émigrer vers de grandes villes ou vers d’autres pays, et manque d’information sur les risques possibles
        • En route : itinéraires migratoires dangereux

       

        • De faux espoirs d’une vie meilleure ailleurs exposent souvent les enfants au risque de devenir victimes d’exploitation sexuelle

       

       

 

    • Atteintes physiques et psychologiques : traumatismes, dépression, anxiété, manque d’estime de soi, lésions internes, problèmes de santé à long terme (notamment dus aux maladies sexuellement transmissibles)
    • Abus ou dépendance à la drogue et à l’alcool
    • Grossesses précoces non désirées, avec des conséquences graves pour la santé et les perspectives d’avenir des filles et de leurs enfants
    • Absence d’accès à d’autres droits fondamentaux tels que l’éducation, les soins parentaux, les loisirs, la santé…
      • Manque de perspectives à l’âge adulte
      • Cercle vicieux de la pauvreté et de l’absence de perspectives

       

 

    • Exclusion sociale et stigmatisation

 

    • Prévention :
      • Projets de sensibilisation, d’information et d’éducation, tant pour les populations à risque que pour les acteurs du changement (secteur du tourisme, fournisseurs d’accès Internet, médias, technologies de l’information, personnel enseignant)
      • Aide au développement économique et social des populations vulnérables

       

 

    • Protection : mesures légales et juridiques pour protéger les enfants
        • Poursuite des auteurs

       

        • Renforcement des capacités de la police et de la justice

       

        • Libération des victimes des réseaux de prostitution et de traite des êtres humains ainsi que leur hébergement dans des refuges et foyers sécurisés

       

       

 

    • Réhabilitation et réinsertion :
        • Accompagnement des victimes et réinsertion personnelle, familiale et sociale

       

        • Acquisition de compétences de vie et accès à l’éducation et à la formation professionnelle afin de créer des possibilités de revenus permettant aux personnes concernées d’échapper de manière autonome à la dépendance

       

       

 

Convention relative aux droits de l’enfant

Art. 34 – Protection contre les abus sexuels

 

Art. 35 – Mesures contre l’enlèvement et la traite d’enfants

 

Art. 36 – Protection contre toute autre forme d’exploitation

Agenda 2030

entre autres

 

5.2 Éliminer toutes les formes de violence à l’égard de toutes les femmes et filles dans les sphères publique et privée, y compris la traite des êtres humains ainsi que l’exploitation sexuelle et toute autre forme d’exploitation

Situation actuelle

 

  • Selon l’UNICEF (2021), 1 fille sur 10 de moins de 20 ans a été contrainte à des actes sexuels.
  • Selon Interpol (2019), au total 23 000 victimes ont été enregistrées et un peu plus de 3’800 victimes ont été identifiées. Interpol a également constaté que plus la victime est jeune, plus les abus sont graves.
  • Les filles sont principalement victimes d’exploitation sexuelle (72 % des victimes féminines identifiées), tandis que les garçons sont majoritairement victimes de travail forcé (66 % des victimes masculines identifiées) (UN SDG Report, 2021).

Medias

Films:

  • „Zero Impunity” (2018) von Nicolas Blies, Stéphane Hueber-Blies & Denis Lambert
  • „Not My Life” (2014) de Robert Bilheimer
  • „Tall as the Baobab tree” (2012) von Jeremy Teicher
  • „Born into Brothels: Calcutta’s Red Light Kids” (2004) de Ross Kauffmann & Zana Briski
  • „The Day My God Died” (2003) de Andrew Levine

TV:

Presse écrite:

  • „Ein verwundetes Leben“ de Jan Rübel und Sascha Montag (stern)